Créée par la commission des Affaires sociales, son but est d'évaluer « la responsabilité des multinationales » et « la stratégie de l'État » dans ce scandale sanitaire. Les conclusions sont attendues d'ici à juin 2026.
La mission « flash » de l'Assemblée nationale sur les laits infantiles contaminés entame ses travaux mardi 24 mars 2026. Un processus essentiel qui se déroulera à huis clos, en commençant par l'audition d'associations et de familles concernées, comme rapporté par le site de la chambre basse. Mathilde Hignet (LFI-NFP), co-rapporteure, et Michel Lauzzana (Renaissance) superviseront cette initiative en vue d'établir les responsabilités des multinationales et de l'État, avec un rapport final attendu en juin.
Associations et familles auditionnés avant les industriels
La première audition, programmée pour mardi après-midi, rassemblera des représentants d'associations telles que Foodwatch, Familles rurales, Intox’alim et l'association pour la santé des enfants. Le lendemain, des entités gouvernementales seront convoquées, dont les directions générales de la Santé (DGS) et de l'Alimentation (DGAL), l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) et la Société française de pédiatrie. Enfin, des experts de la sécurité alimentaire de la Commission européenne dialogueront jeudi.
La rencontre avec l'industrie, incluant des géants comme Nestlé, Danone, Lactalis et Vitagermine, est fixée pour le 31 mars, accompagnée d'un représentant de l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa).
Une table ronde jeudi 2 avril
Deux tables rondes sont également prévues le 2 avril, impliquant plusieurs agences régionales de santé (ARS) et des directions départementales de la protection des populations, afin d'examiner les accusations portées contre l'État et les entreprises par des familles et des associations.
Les alertes autour des laits infantiles ont débuté avec le rappel massif de lots par Nestlé, touchant plus d'une soixantaine de pays, en raison de la présence potentielle de céréulide, un agent toxique pouvant provoquer des vomissements graves chez les nourrissons. Ce rappel a été suivi par d'autres, notamment de Danone et Lactalis,3 touchant une large part du marché, tous connectés à un même fournisseur chinois d'un ingrédient clé.
Deux décès pourraient être liés
Les autorités sanitaires en France investiguent sur deux décès de nourrissons ayant consommé un lait rappelé ; cependant, aucun lien de causalité n'a été établi pour le moment. Il est à noter qu'une présence de céréulide a été détectée dans les selles d'un bébé hospitalisé. La situation a également pris une tournure judiciaire, avec des plaintes émanant d'associations et l'ouverture d'enquêtes par le parquet suite à ces tragédies.







