Ce revers représente un coup dur pour la cheffe du gouvernement, au pouvoir depuis octobre 2022. Malgré la déroute, Meloni a fermement rejeté toute idée de démission.
« Nous avons toujours affirmé que ce référendum n'influerait pas sur la stabilité du gouvernement », a déclaré Galeazzo Bignami, leader du parti Fratelli d'Italia (FdI), sur La7. Cette déclaration vise à rassurer ses partisans dans une période de tension croissante.
Impartialité ou mainmise du pouvoir ?
La réforme, qui vise des modifications constitutionnelles, cherche à séparer les carrières des juges et des procureurs tout en réformant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le gouvernement soutient que cette réforme est vitale pour assurer l'impartialité de la justice. Cependant, l'opposition accuse Meloni d'essayer de renforcer le contrôle politique sur les magistrats et rappelle que les véritables problèmes, tels que les longs délais de justice et la surpopulation carcérale, ne sont pas abordés.

Une des dispositions les plus controversées consiste à modifier le CSM en créant deux conseils distincts : l'un pour les juges et l'autre pour les procureurs. Un nouveau tribunal disciplinaire serait également introduit, avec des membres issus de nominations présidentielles, de tirages au sort parlementaires et de magistrats eux-mêmes.
Contre les ingérences politiques
Le deuxième volet de la réforme prohibe le passage d'une fonction à l'autre pour les magistrats, un système souvent perçu comme un rempart contre les ingérences politiques. Les partisans de la réforme, cependant, mettent en avant que des interactions trop étroites entre juges et procureurs peuvent nuire aux droits des accusés.
Face à cette situation, la pression monte sur le gouvernement, avec de nombreux experts et analystes politiques qui se demandent si cela nuira à la coalition actuelle à l'approche des prochaines élections. Selon le politologue Marco Valbruzzi, « le gouvernement doit maintenant naviguer en eaux troubles, et le rejet de cette réforme pourrait catalyser d'autres mouvements d'opposition ». Il est donc crucial pour Giorgia Meloni de renforcer le dialogue avec les différentes factions de son alliance, tout en écoutant les préoccupations des citoyens.







