Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, plus de 20 000 citoyens français ont quitté les Émirats arabes unis. Pourtant, un certain nombre d'entre eux, installés à Dubaï depuis plusieurs années, décident de demeurer sur place. Selon les déclarations recueillies, ces expatriés privilégient les atouts de la région et estiment que le risque lié à la situation géopolitique est relativement faible.
La guerre, qui entre désormais dans sa troisième semaine, a vu des actions militaires récentes de l'Iran, avec plus de 1 600 drones et un nombre significatif de missiles ciblant des installations au sein des Émirats. Cependant, pour beaucoup, la perception de cette menace demeure éloignée. Marie Dupont, une Française vivant à Dubaï, explique : "Je me sens en sécurité ici. Bien qu'il y ait des tensions, Dubaï reste un lieu d'opportunités professionnelles et personnelles qui ne peuvent être négligées".
Des experts politiques, comme Jean-Luc Martin, analyste au sein de l'Institut français des relations internationales, affirment qu'une grande partie de la communauté étrangère en question ressent davantage les bienfaits d'une vie dans un État stable et prospère que la peur d'éventuels conflits. "Le sentiment d'insécurité n'est pas aussi fort qu'on pourrait le penser, en particulier dans des zones comme Dubaï qui se positionnent comme des havres de paix en période de crise", déclare-t-il.
Cependant, le climat d'incertitude persiste, et des inquiétudes demeurent. À l'heure actuelle, chaque décision de rester ou de partir est poignante et profondément personnelle, reflétant des choix de vie façonnés par l'expérience et les perspectives sur l'avenir. D'autant plus, les Français restés sur place tentent de vivre leur quotidien avec résilience, en mettant de côté, autant que possible, l'ombre du conflit qui plane sur la région.







