Jean-François Copé exhorte la droite à ne pas céder aux sirènes de l'extrême droite lors des élections municipales à Paris. Invité sur RTL, le maire de Meaux insiste sur la nécessité d'une coopération entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, tout en rejetant la main tendue de Sarah Knafo.
Élu maire de Meaux pour la cinquième fois, Jean-François Copé a remporté 63,4% des suffrages lors du dernier scrutin. Un résultat sans appel face à ses adversaires, notamment Amal Bentounsi (LFI) avec 17,01% et Béatrice Roullaud (RN) à 9,81%.
Sur RTL, le 16 mars, l'ancien ministre a exprimé son indignation face aux résultats parisiens, où l'actuel adjoint d'Anne Hidalgo a récolté 37,98% des voix, alors que Rachida Dati n’a accédé qu’à 25,46%. Sarah Knafo, de Reconquête!, a réussi à se qualifier pour le second tour avec 10,4% des voix, appelant Dati à accepter une alliance.
"On ne peut pas gagner à n'importe quel prix", martèle Copé. Il met en doute la légitimité d'un rapprochement avec Knafo, rappelant son affiliation au parti allemand AFD, qu'il qualifie de néo-nazi. "Est-ce raisonnable de participer à l'exercice du pouvoir avec ceux avec qui nous avons tant de divergences ?", s'interroge-t-il.
Copé appelle Bournazel à s'unir avec Dati
Jean-François Copé a également lancé un appel à Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance, pour qu'il se rapproche de Dati. "Ce qui les unit est bien plus fort que ce qui les divise", souligne-t-il.
Le maire de Meaux a également mis en garde les électeurs de droite tentés de voter pour le RN, leur faisant remarquer l'état actuel du PS, contraint de supporter les propositions de Mélenchon. Pour Copé, ces élections municipales annoncent déjà les préparatifs pour la présidentielle à venir.







