Un jury fédéral basé à Fort Worth a déclaré coupables neuf individus liés à une attaque violente sur un centre de rétention d'immigrants, survenue l'année passée. Cette attaque a été qualifiée de terroriste par les autorités, qui ont lié ces actions au mouvement d'extrême gauche, surnommé « antifa ».
Les condamnés ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d'accusation, parmi lesquels émeutes, usage d'armes et d'explosifs, entrave à la justice, et soutien matériel à des terroristes, selon le ministère de la Justice. Benjamin Song, identifié comme le leader d'une « cellule antifa » au nord du Texas, a fait face à une accusation supplémentaire de tentative de meurtre sur un policier, ce qui pourrait lui valoir une peine de réclusion à perpétuité.
Une attaque ciblée contre les services d'immigration
En parallèle, sept autres personnes avaient auparavant plaidé coupables de soutien matériel à des terroristes dans le cadre de cette même affaire, qui a frappé un centre de détention géré par l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) à Prairieland.
Cette action violente contre le centre, qui fait partie des efforts du gouvernement Trump pour expulser des millions de migrants sans papiers, souligne la détermination des autorités à contenir ce qu'elles perçoivent comme du terrorisme intérieur. En effet, en 2020, Donald Trump avait signé un décret désignant les groupes antifas comme des organisations terroristes.
Des experts, comme le sociologue Pierre Michel, soulignent que « l'antifa n'est pas un groupe homogène, mais plutôt un ensemble d'individus partageant une idéologie antifasciste ». Cette diversité complique l'enquête et le travail des forces de l'ordre.
Réactions et conclusions judiciaires
La procureure générale, Pamela Bondi, a salué le verdict. Elle a affirmé que cette décision n'était que le début d'une série d'actions visant à démanteler les réseaux antifas et à mettre un terme à leurs activités violentes dans les rues américaines. Dans une déclaration, elle a déclaré : "Le verdict rendu aujourd'hui dans cette affaire de terrorisme ne sera pas le dernier, car l'administration Trump s'emploie à démanteler systématiquement les groupes antifas."
Selon les procureurs, les assaillants, vêtus de tenues noires de style militaire, ont tiré des feux d'artifice sur les installations de l'ICE et ont marqué les véhicules avec des slogans tels que « Traître » et « Porc de l'ICE ». Lorsque les autorités sont intervenues, Song a tiré sur un agent, qui a depuis récupéré et a pu témoigner au procès.







