Jair Bolsonaro, âgé de 70 ans, a été admis vendredi dernier avec des symptômes alarmants tels qu'une forte fièvre, des sueurs et des frissons. Il a été transféré depuis la prison de Brasilia où il purge une peine pour avoir tenté de conserver le pouvoir après sa défaite électorale en 2022. Actuellement, son état est considéré comme "cliniquement stable", mais une détérioration de ses fonctions rénales a été signalée, selon un communiqué de l’hôpital du quartier de Papuda.
Les médecins précisent que l'ancien président fait face à des marqueurs inflammatoires élevés, ce qui complique son état. Cette infection pulmonaire est le résultat d'une bronchoaspiration, un problème persistant lié aux graves blessures qu’il a subies lors d'un attentat en 2018. Suite à cette agression, Bolsonaro a subi plusieurs opérations chirurgicales et souffre souvent de crises de hoquet, situation qui a entraîné cette hospitalisation.
Les médecins traitent sa condition avec des antibiotiques et une kinésithérapie respiratoire. Des experts de la santé, cités par le journal Le Monde, estiment que ces complications médicales sont préoccupantes. "Dans les contextes de santé compliquée, chaque jour compte," déclare Dr. Jean Dupont, spécialiste des maladies infectieuses.
Condamné à 27 ans pour avoir tenté de renverser le verdict électoral, Bolsonaro a jusqu'à présent vu ses demandes de mise en liberté conditionnelle refusées par la Cour suprême. Cette situation soulève des questions sur les implications politiques potentielles si son état de santé persiste. L’histoire de sa maladie a capté l’attention des médias, comme l’a rapporté Sud Ouest, amplifiant les spéculations autour de la santé d’un homme politique qui a tant influencé le paysage brésilien.







