Rabat (AFP) – Le Sénégal a remporté la Coupe d'Afrique des nations en battant le Maroc (1-0) après prolongation dimanche à Rabat, offrant un spectacle qui a frôlé le chaos, ruinant les espoirs marocains de victoire à domicile.
Dans une finale qui a su capturer l’attention, c’est Pape Gueye qui a fait chavirer le cœur des supporters sénégalais avec une frappe puissante à la 94e minute, offrant au Sénégal son deuxième titre de champion d’Afrique, succédant ainsi à leur victoire en 2021. Les Lions de la Teranga, qui occupent la deuxième place du classement FIFA, se sont montrés particulièrement solides tout au long du tournoi.
Cependant, la finale ne restera pas uniquement dans les mémoires pour le titre du Sénégal, mais aussi pour la controverse qui a précédé le dénouement. La rencontre, jadis fluide, a plongé dans le désordre lors des dernières minutes de jeu, alors qu’un penalty controversé était accordé pour une faute présumée dans la surface sénégalaise. Cela a provoqué une réaction furieuse des joueurs sénégalais, incitant même certains d'entre eux à quitter le terrain temporairement, avant que la star Sadio Mané ne les incite à revenir.
La situation s’est envenimée dans les tribunes, où des supporters sénégalais ont tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, tandis qu’à la presse, des tensions se faisaient aussi sentir entre journalistes des deux camps, illustrant l'énervement palpable autour de cette finale. Les responsables de la sécurité ont eu beaucoup de mal à contenir la situation.
Un moment décisif a eu lieu lorsque Brahim Diaz a raté un penalty, tenté dans une atmosphère électrique. Le portier du Sénégal, Edouard Mendy, a réussi un arrêt remarquable, permettant à son équipe de conserver son avance. Les performances de Mendy ont été louées par plusieurs experts, affirmant qu’il a su rester concentré malgré la pression intense.
Alors que les supporters marocains attendaient avec impatience une victoire mémorable sur leur sol, la réalité de ce qu'ils ont vécu a laissé des marques. Avec déjà deux décennies d’attente depuis leur dernière finale en 2004, cette nouvelle désillusion a conduit à des scènes de désespoir dans le stade, où les espoirs se sont rapidement dissipés.
Il est fascinant de noter que cette édition de la CAN, qui a généré 55 millions de dollars, a été saluée pour son organisation sans précédent, pratiquement inspirée des standards européens. Pourtant, une finale aussi chaotique laisse un goût amer, tant pour les joueurs que pour les supporters. L’Équipe a souligné que cette finale marquera les mémoires, non seulement par le résultat, mais aussi par les émotions qu’elle a engendrées.
En perspective, le Maroc, qui coorganisera la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal, doit tirer des leçons de cet événement tumultueux. Paradoxalement, la CAN 2025 pourrait servir de préparation pour cet événement futur, selon de nombreux analystes du football africain.
La finale de la CAN-2025 nous rappelle que le football, bien plus qu'un simple sport, est un révélateur de passions et d'émotions humaines. Les Lions de la Teranga ont porté leur nation vers les sommets, tandis que le Maroc devra se reconstruire après une déception cuisante.







