Alors que le Groenland affirme fermement ne pas être à vendre, les États-Unis, sous l'administration Trump, continuent d'envisager l'achat de ce vaste territoire danois. Selon les déclarations récentes de la porte-parole de la Maison Blanche, les négociations sont actives, même si des options militaires restent sur la table. Cette situation suscite de vives discussions parmi les Groenlandais, qui penchent pour un divorce avec Copenhague.
L'eurodéputée Nathalie Loiseau a affirmé que le Groenland dispose de moyens pour dissuader les États-Unis de poursuivre cette acquisition. En effet, certains Groenlandais semblent ouverts à une nouvelle ère de coopération internationale, tandis que d'autres redoutent la perte de leur autonomie. François Grégoire, anthropologue et expert des relations internationales, souligne : "La question n’est pas seulement économique, mais aussi identitaire pour le peuple groenlandais. Il ne s’agit pas simplement d’un transfert de propriété, mais d’un avenir qui pourrait se dessiner sous une influence étrangère."
En parallèle, certains Groenlandais expriment des sentiments ambivalents envers cette proposition américaine. « Être maltraité par Copenhague ou par Washington, cela revient au même pour nous », confie un résident de Nuuk, capitale du Groenland. Pour beaucoup, la crainte est de perdre leur identité culturelle face à une intervention extérieure.
Les discussions autour du Groenland ne portent donc pas uniquement sur l’acquéreur potentiel, mais aussi sur l'avenir d'un peuple en quête d'indépendance et de reconnaissance. Comme le rappelle l'article de Le Monde, le Groenland est une terre stratégique, mais elle est aussi celle d'une communauté qui souhaite maîtriser son destin.







