Le climat politique au Venezuela connaît un bouleversement majeur suite à l'enlèvement de Nicolás Maduro, orchestré sous les ordres de Donald Trump. La vice-présidente Delcy Rodriguez, récemment nommée présidente par intérim, a fermement contesté les déclarations américaines, affirmant : "Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela." Ses mots résonnent comme un appel à la souveraineté alors que Trump prétend que son administration a les rênes du destin vénézuélien.
Rodriguez, s'exprimant pour la première fois après son ascension au pouvoir, a défendu la légitimité de son gouvernement. "Le gouvernement vénézuélien dirige notre pays, personne d'autre," a-t-elle adamanté, répondant aux commentaires de Trump qui disait que Washington était "aux commandes" du Venezuela.
Peu après ces déclarations, Trump a revigoré le débat en révélant que les autorités vénézuéliennes allaient permettre la vente de pétrole sanctionné aux États-Unis, un capital crucial pour l'économie du pays. "Ce pétrole sera vendu au prix du marché, et je contrôlerai les fonds pour garantir qu'ils profitent aux peuples du Venezuela et des États-Unis," a-t-il déclaré, dévoilant ainsi ses intentions claires envers les réserves pétrolières du Venezuela, reconnues comme les plus importantes du monde.
Dans un contexte de crise intense, Delcy Rodriguez a également annoncé un deuil national de sept jours, en hommage aux victimes de l'opération qui a coûté la vie à 55 membres des forces armées vénézuéliennes et cubaines. Le gouvernement est sous pression tant sur le plan économique que humanitaire, avec une population qui a souvent exprimé son mécontentement face à la gestion actuelle.
Des voix s'opposent toutefois à l'approche militaire des États-Unis. Selon le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, l'opération américaine a entraîné des pertes civiles et militaires. L'ONU a également critiqué cette intervention, la qualifiant d'atteinte aux principes du droit international.
Dans les rues de Caracas, des partisans de Maduro manifestent pour sa libération, tandis que l'opposition, représentée par des figures comme Maria Corina Machado, continue de réclamer un changement politique. Machado, fraîchement lauréate du prix Nobel de la paix, a prévu de retourner rapidement au pays malgré les menaces qui pèsent sur elle.
En parallèle, le syndicat de la presse vénézuélienne a signalé des interpellations de journalistes, révélant la précarité de la liberté d’expression dans le pays. Les tensions continuent d’augmenter alors que le monde entier observe la lutte pour le pouvoir au Venezuela.
Cette situation complexe soulève des questions cruciales sur la souveraineté nationale et l’ingérence étrangère, laissant le pays dans un état de grande incertitude.







