Le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, a été réélu avec un impressionnant score de 76,15 % des voix lors des élections qui se sont déroulées le 28 décembre 2025, comme l'a confirmé l'Autorité nationale des élections. Selon les informations de RFI, ce scrutin a marqué un moment crucial pour le pays, qui a connu une période de troubles politiques et de violences armées.
Environ 52,43 % des électeurs se sont mobilisés pour cette élection qui englobait également des votes législatifs, régionaux et municipaux. Les résultats définitifs devraient être annoncés par le Conseil constitutionnel à la mi-janvier après examen éventuel des recours. Dans le contexte actuel, cette victoire de Touadéra pourrait être perçue comme un soutien à sa politique sécuritaire et économique.
Des experts, comme le politologue Serge Gbagbo, soulignent que la réélection de Touadéra pourrait apporter une certaine continuité dans un pays en proie à des conflits internes récurrents. Gbagbo mentionne : "Son nouveau mandat pourrait offrir une chance aux autorités de stabiliser le pays et de relancer le dialogue national, nécessaire pour la paix".
Malgré ce contexte de renaissance, la réelle question reste de savoir comment l'exécutif pourra concilier le besoin de sécurité avec les exigences de réformes. Les partis d'opposition, quant à eux, dénoncent des irrégularités ayant entaché le processus électoral, apportant ainsi une dimension de tensions à ce climat d'euphorie initiale.
Avec cette victoire, le défi est désormais de construire un avenir durable et pacifique pour la Centrafrique, un pays riche en ressources mais en proie à des crises successives. Le chemin semble encore semé d'embûches, mais pour l'heure, le président Touadéra s'attaque à la tâche ardue de rassembler un pays divisé.







