Les agriculteurs de la Coordination rurale (CR) vont se rassembler à Paris à partir de jeudi, déterminés à faire entendre leurs revendications malgré les arrêtés préfectoraux qui interdisent les convois de tracteurs dans de nombreuses régions. Bertrand Venteau, président de la CR, a clairement exprimé sa frustration face à la réponse jugée insatisfaisante du gouvernement, affirmant que les agriculteurs, « maltraités », ne comptent pas abandonnent leur lutte, même si cela les conduit à des arrestations.
Cette mobilisation fait suite à un ensemble de préoccupations, notamment l'abattage systématique des animaux touchés par la dermatose bovine. La CR n'est pas isolée dans ses actions, et d'autres groupes, comme la Confédération paysanne, se joignent à cet effort croissant pour contester la gestion des crises agricoles actuelles. « Ce n’est pas la première fois que l’on essaie de nous réduire au silence, mais nous sommes prêts à passer par les champs et les bois », a déclaré Lionel Candelon, président de la chambre d'agriculture du Gers, en soulignant l'importance de l'unité face aux restrictions imposées.
Les arrêtés préfectoraux, qui s'étendent à des zones clés du pays comme l'Est, la Nouvelle-Aquitaine et les Hauts-de-France, visent à éviter les blocages routiers. Cependant, ces mesures semblent plutôt alimenter la colère des agriculteurs, qui sont déjà sur le qui-vive face à des enjeux comme l'accord UE-Mercosur, qui pourrait menacer leur compétitivité.
Les chefs de la coordination sont déterminés à poursuivre leur mouvement tant que leurs préoccupations ne trouveront pas une réponse adéquate. Ils insistent sur le fait que des promesses gouvernementales de soutien doivent être concrétisées, et la CR est prête à intensifier ses actions si nécessaire.
Pour compléter cette dynamique, le gouvernement a récemment annoncé un ensemble de mesures de soutien, mais celles-ci sont jugées insuffisantes par une grande partie des agriculteurs. « Nous ne bougerons pas tant que le gouvernement n’aura pas engagé des discussions réelles », a déclaré Laurence Chanove, animatrice régionale de la CR, sur l'un des barrages routiers en cours.
En parallèle, la FNSEA, un autre syndicat agricole, a également convoqué une réunion pour discuter de l’avenir des agriculteurs face à des importations jugées nuisibles pour le marché local. L’ambiance est à la révolte, et les agriculteurs semblent prêts à tout pour défendre leurs droits et leur métier.
Alors que les discussions se poursuivent, l’incertitude plane sur la façon dont le gouvernement réagira à cette vague de manifestations imminentes. Les agriculteurs s'unissent plus que jamais pour faire entendre leur voix, soutenus par une population qui comprend leur détresse face à l’évolution du secteur agricole.







