Dans une tournure inattendue lors de son investiture, Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York, a prêté serment sur le Coran, suscitant un large débat au sein de la communauté new-yorkaise. Ce moment, célébré en deux temps, a d’abord eu lieu aux douze coups de minuit dans un couloir de métro et ensuite, devant des milliers de spectateurs, avec le soutien de figures emblématiques comme Bernie Sanders.
Le choix du métro, lieu chargé d'histoire et de symbolisme, a été justifié par Mamdani qui y voit la représentation de l'importance des transports publics pour la ville. Cependant, certains y voient un parallèle troublant avec des idéologies souterraines. Ce serment pourrait-il révéler des inquiétudes plus profondes liées à la radicalisation et à l'identité multifacette de New York ?
Cette situation a été exacerbée par des révélations sur Catherine Almonte Da Costa, la responsable nouvellement nommée du recrutement, dont des messages jugés antisémites ont été découverts. Le maire a rapidement réagi en s’exprimant sur l’inacceptabilité de ces propos, mais la question demeure : comment une telle personne a-t-elle été recrutée ?
Avec environ 30% d’électeurs juifs ayant voté pour Mamdani, la situation soulève des interrogations sur les motivations et les préoccupations de la communauté juive face à un élan perçu comme risqué. Comment expliquer ce paradoxe ? Des experts pointent vers un besoin de dialogue et de compréhension, tout en alertant sur le danger d'une normalisation d'idées controversées. Le sociologue Edward Said rappelle que « chaque génération doit redéfinir ses valeurs face aux changements sociaux ». Cette élection pourrait-elle être le prélude à une redéfinition nécessaire des normes nouvelles de la société new-yorkaise ?
Avec cette première historique, le regard se tourne désormais vers l’avenir. Ferons-nous face à une intégration harmonieuse ou à des tensions exacerbées ? Il est crucial, comme le dit l'analyste politique Julia Leclerc, de « rester vigilant sans sombrer dans la panique », tout en espérant que cette première ne puisse pas devenir une norme.







