La Guinée équatoriale a officialisé le transfert de sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz, une décision historique annoncée par un décret présidentiel le 3 janvier. Ce projet, initié par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo depuis 2008, vise à redéfinir les dynamiques du pays en pleine évolution.
Le décret stipule que « Ciudad de la Paz [Ville de la paix] dans la province de Djibloho est déclarée capitale de la République de Guinée équatoriale ». Dans les mois à venir, l'ensemble des institutions gouvernementales, des services publics et des entreprises seront appelés à déménager et à s'installer dans cette nouvelle capitale, marquant ainsi un tournant significatif dans l'histoire du pays.
Selon le président, l'emplacement stratégique de Ciudad de la Paz est parfait pour exercer le rôle de capitale. Il la décrit comme « l'option idéale pour la Guinée équatoriale », citant son potentiel d'expansion comme un des facteurs clés de cette décision.
Réponse à la dynamique urbaine croissante
Le choix de Ciudad de la Paz est également motivé par la croissance exponentielle des populations urbaines à Malabo et à Bata, où les infrastructures et les services essentiels se sont concentrés ces dernières années, provoquant un afflux massif de migrants. Ce phénomène a été documenté par plusieurs analyses, dont celles de France 24, qui soulignent l'importance de diversifier les zones de développement au sein du pays.
Le décret évoque également des impacts positifs sur la paix et la modernisation de la gestion publique en Guinée équatoriale, en renforçant l'unité nationale et en assurant une répartition plus équitable des ressources et des services à travers le pays.
En 2017, Djibloho était devenue la huitième province de Guinée équatoriale, avec Ciudad de la Paz pour chef-lieu, soulignant une volonté politique de préparer le terrain à cette transformation. Comme l'affirme l'analyste politique local, Dr. Emmanuel Ebong, « Ce changement reflète une ambition d'urbanisation réfléchie, alignée sur les besoins d'une population en pleine mutation ».







