À Rabat, au Maroc – La phase éliminatoire de la CAN 2025 promet de vives émotions alors que la Tunisie et le Mali se préparent à s'affronter en huitièmes de finale. Alors que les deux équipes ont trébuché lors des matchs de poule, elles se retrouvent désormais sous la pression d'un public exigeant, désireux de voir du spectacle et des victoires.
Pour des équipes qui n'ont pas brillé jusqu'ici, ce choc, prévu le 3 janvier au stade Mohammed-V de Casablanca, ne peut être qu'une opportunité de rédemption. Tom Saintfiet, le coach du Mali, a exprimé des critiques constructives à l'égard de ses joueurs, soulignant leur nécessité de changer de cap après trois matchs nuls. « Nous n’allons pas loin avec de telles performances. Ce match doit nous servir de coup de fouet », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il espère une transformation sur le terrain, avec une attaque plus active et moins de temps passé en possession de balle.
En face, Sami Trabelsi, l’entraîneur tunisien, partage ce sentiment d'urgence. Après une phase de groupes jugée peu satisfaisante, il a déclaré : « Nous avons des réserves encore inexploitées – notre niveau doit absolument s’améliorer pour avancer dans cette compétition. ». Devant des supporters venus en masse, sa tâche est d'unifier une équipe aux performances inégales et sous pression.
Un fait marquant réside dans l'historique des confrontations entre les deux nations : malgré leur rivalité, la Tunisie n’a jamais remporté un match à la CAN face au Mali, accumulant deux défaites et deux nuls. Rappelons également que lors de leur dernière opposition dans ce tournoi, un incident arbitral mémorable a marqué les esprits, renforçant l'adrénaline autour de chaque affrontement.
La CAN 2025 est ainsi un véritable test pour ces Aigles, qui doivent maintenant prouver leur valeur face à des adversaires redoutables. Alors que la pression monte, les deux équipes sont déterminées à imprimer leur marque dans cette compétition phare du continent. Arriver à briller ce samedi pourrait bien changer la dynamique de leur parcours. La scène est prête, et la ballade du printemps d’Afrique pourrait ainsi se transformer en un conte d'hiver pour l'un des deux camps.







