Le président français Emmanuel Macron a récemment salué la fin du régime de Nicolás Maduro au Venezuela, qualifiant cet événement de moment de joie pour le peuple vénézuélien. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré : "Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Maduro". Cependant, cette prise de position ne fait pas l'unanimité à l'intérieur des frontières françaises.
La capture de Maduro a été le résultat d'opérations militaires menées par les États-Unis, ce qui n'a pas manqué de susciter des critiques de la part de la gauche française. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé son indignation sur X, affirmant que les déclarations de Macron n'incarnaient pas la voix de la France : "C'est une honte. Nous abandonnons le droit international", a-t-il écrit.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a également critiqué le président, déclarant que "la France n'est pas un État vassal des USA". Les critiques ne s'arrêtent pas là ; Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, a dénoncé une "honte ultime" pour le pays.
Du côté de l'exécutif, des tensions apparaissent également. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a rappelé que l'opération américaine "contrevient au droit international" et que les solutions politiques ne peuvent être imposées de l'extérieur. "Les peuples souverains décident seuls de leur avenir", a-t-il ajouté, soulignant ainsi une position ambivalente qui reflète les complexités de la situation.
Malgré la controverse, Macron reste optimiste quant à l'avenir du Venezuela, appelant à une "transition pacifique et démocratique". Il soutient Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition pour l'élection présidentielle de 2024, tout en étalant une prudente approche vis-à-vis des États-Unis. Les Échos rapportent que Macron espère que cette transition se passe "au plus vite".
Les réactions des autres partis de droite, notamment celles de Marine Le Pen et Bruno Retailleau, ne manquent pas non plus d'intérêt. Le Rassemblement national reconnaît les raisons de condamner Maduro, tout en rappelant que la souveraineté des États ne devrait jamais être négociable.
Cette situation met en lumière les défis politiques auxquels fait face la France, alors que les dirigeants s'efforcent de trouver un équilibre entre solidarité internationale et respect de la souveraineté des nations. L'événement a donc non seulement confirmé la chute du gouvernement Maduro, mais a également ravivé des tensions internes qui existent déjà dans le paysage politique français.







