Le 23 décembre 2025, le biathlète norvégien Sivert Bakken a été tragiquement retrouvé sans vie dans sa chambre d'hôtel à Trentin, en Italie. Johan-Olav Botn, son coéquipier, a été le premier à découvrir son corps, portant un masque hypoxique, un dispositif souvent utilisé pour simuler la haute altitude. Cette découverte a choqué la communauté du biathlon, remettant en question l'utilisation de ces équipements.
À seulement 27 ans, Sivert a laissé un vide immense. Dans une déclaration à TV2, Johan-Olav a exprimé son désarroi : « J'ai très vite compris qu'il était mort. C'était un choc terrible pour tout le monde. » La compétition les attendait, et ce matin-là, ils étaient censés partir skier ensemble.
Les circonstances exactes de la mort de Bakken restent floues, et beaucoup d'interrogations subsistent. Botn a appelé à la prudence face aux spéculations médiatiques entourant cette tragédie : « Je demande à chacun de respecter la famille, d’éviter de tirer des conclusions hâtives. » En effet, le jeune athlète affirme n'avoir jamais utilisé de masque hypoxique, et la communauté sportive est également en émoi face aux rumeurs qui circulent.
Les experts s'interrogent sur la sécurité de ces dispositifs, qui pourraient potentiellement être mis en cause dans ce décès. Jean-Philippe Delecroix, médecin du sport, explique que « l'usage inapproprié des masques hypoxiques peut entraîner des dangers, surtout si mal utilisé pour entraîner des performances en altitude. »
Malgré le chagrin, Johan-Olav Botn a confirmé son intention de poursuivre sa carrière, bien qu'il envisage de prendre du recul pour faire son deuil. « Je veux dire au revoir à Sivert une dernière fois, » a-t-il déclaré, déterminé à honorer la mémoire de son ami. Cette tragédie appelle à une réflexion approfondie sur les pratiques en biathlon et sur la nécessité d'une sécurité renforcée autour des entraînements.







