Dans une décision inattendue, la Cour suprême brésilienne a rejeté la demande d'assignation à résidence pour des raisons de santé de Jair Bolsonaro, désormais incarcéré pour tentatives de coup d'État. Après avoir subi une opération pour une hernie inguinale, l'ex-président de 70 ans a quitté l'hôpital de Brasilia pour retourner derrière les barreaux, alimentant le débat sur son état de santé et les conditions de sa détention.
Le jeudi 1er janvier, Bolsonaro a quitté l'hôpital où il avait été soigné pendant plus d'une semaine afin de le rendre à la prison. La défense de l'ancien président a souligné une aggravation potentielle de son état de santé et a exprimé des craintes au sujet de complications sérieux, mais le juge Alexandre de Moraes a minimisé ces inquiétudes, affirmant que son état n'avait pas changé.
Cette demande de transfert vers une assignation à domicile a éveillé des réactions parmi ses partisans. Son fils, Flávio Bolsonaro, a qualifié la décision de “torture” pour son père sur les réseaux sociaux. En attendant, Jair Bolsonaro est toujours sous le choc des répercussions de son attentat en 2018, qui lui a laissé des séquelles physiques et psychologiques importantes.
Pour sa défense, ses avocats font référence à un précédent où Fernando Collor de Mello, ancien président brésilien, avait été autorisé à purger sa peine à domicile en raison de problèmes de santé similaires. Toutefois, la Cour suprême a continué de privilégier le cadre pénitentiaire pour Bolsonaro, mettant en avant une certaine forme de fermeté dans le processus judiciaire qui l'entoure.
Des rapports médicaux notent que l’ancien président souffre d’apnée du sommeil, de gastrite et d’œsophagite, des conditions qui peuvent s’aggraver sans soins appropriés, et des experts en droit expliquent que la combinaison d'un état de santé dégradé et d’une incarcération peut poser des défis complexes tant pour la justice que pour la santé de l'individu concerné.
D'autre part, des observateurs politiques s'interrogent sur l'avenir politique de Bolsonaro. Malgré ses problèmes légaux, il a récemment soutenu son fils Flávio pour la campagne présidentielle de 2026, suggérant que son influence politique pourrait perdurer au-delà de ses défis judiciaires actuels. Le fils aîné a déjà communiqué son intention de se présenter, renforçant l'idée que la famille Bolsonaro pourrait continuer à jouer un rôle significatif sur la scène politique brésilienne.
Alors que Jair Bolsonaro demeure en prison, son réseau de soutien continue de mobiliser ses partisans, alors même que le climat politique au Brésil reste tendu. Sa situation rappelle les défis auxquels font face les politiciens en proie à des accusations graves et met en lumière la complexité des questions de santé et de droits humains à l'intérieur du système pénitentiaire brésilien.







