À l'issue d'un procès marquant, une responsable de Burger King en Catalogne a obtenu gain de cause devant les tribunaux. Licenciée pour avoir prétendument offert une bière à une cliente et quitté son poste de travail durant un arrêt maladie, elle a vu son licenciement annulé par la justice, qui a jugé que l'entreprise n'avait pas fourni de preuves suffisantes.
Cette affaire a débuté lorsque la salariée, qui travaillait pour l'enseigne depuis mars 2018, a été renvoyée pour faute grave le 10 janvier 2024. Son employeur lui reprochait d'avoir remis un gobelet à une cliente, supposément rempli de bière, en violation du règlement interne. De plus, il lui était reproché d'avoir quitté son poste sans autorisation le jour même de son licenciement.
Un arrêt maladie contesté
Lors des débats, les juges ont souligné que les images de vidéosurveillance montraient bien la remise du gobelet, mais ne permettaient pas d'établir son contenu. Aucune preuve tangible, telle que des témoignages ou un inventaire des stocks, ne venait corroborer que le verre contenait de la bière. En ce qui concerne son départ anticipé, la salariée avait effectivement commencé son arrêt maladie ce jour-là, rendant impossible tout avis préalable à son employeur.
Des indemnités substantielles
Le jugement initial de la salariée a été contesté par Burger King, qui a tenté de faire admettre les photographies comme preuve que le gobelet contenait de l'alcool. Le Tribunal supérieur de justice de Catalogne a toutefois rejeté cette demande, confirmant ainsi la décision antérieure. Selon le média espagnol Noticias de trabajo, Burger King devra réintégrer l’employée ou lui verser près de 9 800 euros d’indemnités, incluant les salaires perdus.







