Début juillet, les autorités turques ont pris une décision inattendue en interdisant à un navire de croisière, le Scarlet Lady, d’accoster dans deux de leurs ports. Ce bateau, affrété par Virgin Voyages pour une croisière réservée à un public LGBT+, devait s’arrêter à Kusadasi et Istanbul. Selon un rapport de CNN, cette interdiction a été annoncée moins de 48 heures avant l’arrivée du navire, une situation qui a laissé les passagers et l'organisateur, Atlantis Events, surpris.
Les autorités turques ont justifié leur décision par des « normes morales » et des « valeurs familiales ». Un porte-parole a déclaré que le groupe était « connu pour ses comportements contraires à la structure de notre société », comme en fait état USA Today. Cette situation est sans précédent pour Atlantis Events, qui, durant plus de trois décennies, n'avait jamais fait face à une telle interdiction. Le PDG de l’entreprise a exprimé sa frustration, notant qu'ils avaient visité ces ports à de nombreuses reprises sans incident par le passé.
Face à cette situation, l'itinéraire a dû être modifié en urgence, les passagers étant redirigés vers des escales à Alexandrie, en Égypte, et Héraklion, en Crète. Cet incident souligne non seulement les défis auxquels font face les personnes LGBT+ en voyage, mais également les tensions croissantes entre les valeurs traditionnelles et l'ouverture culturelle, des thèmes largement débattus dans les médias français et internationaux.
La réaction du public et des spécialistes du tourisme reste à surveiller, alors que des discussions sur les droits de l'homme et l'inclusion dans le secteur du voyage continuent de prendre de l'ampleur.







