Trois membres d'équipage indiens sont actuellement portés disparus suite à une attaque revendiquée par l'armée américaine sur un pétrolier au large d'Oman. Le navire, le Settebello, qui bat le pavillon des Palaos, essayait, selon Washington, d'exporter du pétrole iranien malgré le blocus imposé par les États-Unis.
Le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) a déclaré qu'un avion de combat avait ciblé « la salle des machines » du Settebello, précisant que l'attaque avait eu lieu après le refus de l'équipage de se conformer aux ordres des forces américaines.
La situation à bord
Sur le bateau, se trouvaient 24 marins indiens : 21 ont été secourus, tandis que trois hommes sont toujours portés disparus. Le bilan s'est alourdi avec un incendie se déclarant rapidement suite à l'attaque.
La société de sécurité maritime Vanguard a rapporté que le navire avait émis un appel de détresse indiquant qu'un missile avait touché la salle des machines. Cet incident s'est produit à proximité de Sohar, dans le golfe d'Oman, où l'agence britannique UKMTO a précisé que l'attaque s'est produite à environ 20 milles nautiques au nord-est de la cité portuaire.
Les équipes de secours, alertées par un autre pétrolier, sont rapidement intervenues : « Un navire a signalé un incendie et les secours étaient sur place pour aider à évacuer l'équipage. » Le rapport indique également qu'une victime a été identifiée et deux membres d'équipage restent portés disparus, sans impact environnemental signalé.
Réactions diplomatiques
Le gouvernement indien a exprimé une forte protestation en convoquant le chargé d'affaires américain. Cette réaction souligne les tensions croissantes dans la région. L'armée américaine a avisé qu'il s'agissait du huitième navire ciblé depuis le début des restrictions sur les ports iraniens, dans le but de limiter les exportations de pétrole de l'Iran.
Contexte régional
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions exacerbées aux abords du sultanat d'Oman, un point stratégique à l'entrée du détroit d'Ormuz, par où transite près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz. Depuis fin février, le trafic maritime est presque à l'arrêt en raison des tensions accumulées.
Les hostilités entre les États-Unis et leurs alliés, d'un côté, et l'Iran, de l'autre, continuent de s'intensifier. Juste ce matin, Téhéran a confirmé des attaques contre des bases américaines en Bahreïn et en Jordanie, revendiquant ces frappes comme une réaction à des bombardements américains sur son sol, qui ont également suivi la destruction d'un hélicoptère américain. Cette spirale violente ne montre aucun signe d'atténuation, laissant présager des répercussions à long terme pour la sécurité régionale.







