Le parti d'extrême droite italien Futuro Nazionale (FN) a annoncé ce week-end qu'il comptait désormais huit députés, après quatre nouvelles adhésions à l'approche des législatives de 2027. Parmi ces ralliements, deux proviennent de la Ligue, le parti anti-immigration dirigé par le vice-Premier ministre Matteo Salvini, et deux autres de Forza Italia, un parti de centre-droit.
« Alors que certains nous avaient déjà rangés au rayon des feux de paille, Futuro Nazionale continue de grandir. »
Fondé en février par le général à la retraite Roberto Vannacci, le FN promeut les valeurs romano-chrétiennes de l’Italie tout en ciblant les migrants, les féministes et les communautés LGBTQ+. Cette stratégie lui permet de défier un gouvernement déjà ultraconservateur, compliquant ainsi les ambitions de réélection de la Première ministre Giorgia Meloni.
Avec ces nouveaux soutiens, le FN est bien positionné pour influencer les résultats des élections de 2027, en fragmentant davantage le vote sur la droite politique.
Un avenir teinté de controverses
Des sondages récents indiquent que le FN capte environ 4,5 % des intentions de vote, en partie grâce à l'électorat de la Ligue, qui demeure le plus populaire avec environ 28 %. Cependant, le FN continue son ascension, réduisant l'écart avec la Ligue, créditée d'environ 6 %.
Roberto Vannacci, militaire aguerri ayant servi en Afghanistan et en Irak, s'est fait connaître en 2023 par la publication d'un livre controversé intitulé Le monde à l’envers. Dans cet ouvrage, il prétendait que l'homosexualité n'était pas "normale" et dénonçait une "dictature des minorités", s'attaquant même à la volleyeuse italienne Paola Egonu, qu'il qualifiait d'« atypique » pour son image de l’italianité.
Son parcours militaire, couplé à cette forte prise de position, a suscité de vives réactions et a propulsé Vannacci comme une figure emblématique de l'extrême droite italienne, alimentant ainsi les débats sur l'identité nationale et les valeurs culturelles en Italie.







