L’ONU a récemment ajouté Israël et la Russie à sa liste noire dédiée aux violences sexuelles en situation de conflit, une décision contestée par Tel-Aviv, qui la qualifie de "honteuse et absurde". Cette liste, instaurée en 2010, se compose d’environ quinze pays ou groupes armés.
« Une décision honteuse et absurde. » C'est ainsi que le ministère israélien des affaires étrangères a réagi à l’annonce de l’ONU, qui a gelé ses relations avec le bureau du secrétaire général jusqu'à la fin du mandat d’Antonio Guterres en 2026. Cette décision vise à attirer l'attention sur des comportements inacceptables en matière de droits humains.
La liste noire se présente sous la forme d’un rapport annuel qui documente les entités soupçonnées d'avoir commis des violences sexuelles, allant du viol à l'esclavage sexuel, en passant par la stérilisation forcée. Ces actes, qui peuvent toucher toutes les populations, sont souvent exacerbés en contexte de conflit, comme l'indiquent les recherches de Human Rights Watch.
Les bureaux onusiens se basent non seulement sur des témoignages mais également sur les rapports de leurs missions de maintien de la paix. L'importance de ce mécanisme de surveillance réside dans son rôle en matière de diplomatie et de sensibilisation des opinions publiques sur ces violations des droits humains.
Dans le cas d’Israël, des allégations font état de violences subies par des Palestiniens en détention, alors que pour la Russie, les accusations concernent des actes documentés dans les territoires occupés en Ukraine, notamment envers des prisonniers de guerre. Selon Le Monde, ces violations ont été signalées dans des centres de détention, alimentant ainsi un large appel à la justice internationale.
Un contexte chargé d'effets diplomatiques
Le rapport de 2025, bien qu'il soit encore à paraître, a déjà listé des acteurs impliqués dans des violences dans divers pays, notamment le Soudan et la République Démocratique du Congo. Ce climat de tension exacerbé par des accusations répétées a conduit Antonio Guterres à mettre en garde les deux pays quant à leur possible inscription sur cette liste, un avertissement qui, bien que négligé, est désormais une réalité.
L'inscription à cette liste est à la fois un avertissement et un mécanisme de surveillance, ayant potentiellement des conséquences sur les relations internationales. Bien qu’elle ne soit pas une condamnation à proprement parler, elle soulève des problématiques cruciales sur la responsabilité des États en matière des droits humains.
Ce nouvel ajout à la liste noire est donc révélateur des tensions géopolitiques actuelles et souligne l’impérieux besoin de justice face à des atteintes si graves aux droits fondamentaux.







