Plus d'un million et demi de croyants musulmans se sont réunis mardi sur le mont Arafat, symbole emblématique du hajj, en affrontant des températures dépassant les 45°C.
À l'aube, les fidèles se sont massés pour prier et lire le Coran sur cette colline de 70 mètres, localisée à environ 20 km de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait donné son dernier sermon.
Ahmoud Abou Elezz, un ingénieur égyptien de 35 ans, effectue son pèlerinage pour la première fois, vêtu d’un ihram, le traditionnel vêtement blanc. "C'est un sentiment indescriptible", confie-t-il, sac à dos en main et parasol à l’appui.
Le mont, peu ombragé, expose les pèlerins à un soleil impitoyable pendant de longues heures. Des équipes médicales ont été mises en place pour faire face à d’éventuelles urgences, tandis que des bénévoles distribuent des pare-soleil.
Après cette étape, les pèlerins rejoindront Muzdalifah pour collecter des cailloux en vue de la traditionnelle "lapidation du diable", prévue mercredi.
Cette édition du hajj se déroule dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran, avec des négociations visant à apaiser les conflits régionaux qui ont récemment affecté le Golfe, comme l’indiquent plusieurs médias français.
Selon Iran Air, environ 30 000 pèlerins iraniens sont présents cette année, chiffre en baisse par rapport aux 86 000 prévus, en raison de la guerre.
Karim Hazem, un pèlerin tunisien de 40 ans, souligne: "Ce lieu symbolise l'unité des croyants, prouvant que nous pouvons nous rassembler en tant que communautés".
Parallèlement, Donald Trump a déclaré que certains pays musulmans, y compris l'Arabie saoudite, devraient être incités à normaliser leurs relations avec Israël, ajoutant une couche d'incertitude aux pourparlers en cours.
Le hajj, l’un des cinq piliers fondamentaux de l’islam, est une obligation pour tout musulman capable de l’accomplir, se composant d'une série de rites s'étalant sur plusieurs jours dans la région de La Mecque.
L'Arabie saoudite, qui abrite les sites saints de La Mecque et de Médine, génère chaque année des milliards de dollars grâce aux pèlerinages, qu'il s'agisse du hajj ou de la Omra, le pèlerinage mineur effectué à d'autres moments de l'année.







