Les exécutions continuent de croître en Iran, exacerbées par le conflit qui oppose le pays à Israël et aux États-Unis, débuté fin février. Ce lundi 25 mai, la justice iranienne a procédé à l'exécution d'un homme jugé coupable d'attaques lors des manifestations violentes qui ont agité le pays en janvier.
« Abbas Akbari a été pendu ce matin », a rapporté le site Mizan Online, organe officiel de la justice iranienne, en le qualifiant d'« l'un des leaders armés » des émeutes dans la province centrale d'Ispahan. D'après cette source, il aurait « tiré sur les forces de sécurité dans les rues » tout en s'en prenant à des bâtiments administratifs et à des établissements de santé à Nain.
Sa condamnation a reposé sur divers chefs d'accusation, dont le moharebeh, un terme désignant la guerre contre Dieu, ainsi que sur des actes jugés comme menaçant l'ordre public et la sécurité nationale, selon les autorités. L'exécution a été effectuée après que la peine a été confirmée par la Cour suprême.
Avant Akbari, au moins treize autres hommes avaient déjà perdu la vie par pendaison à la suite des révoltes de janvier. Amnesty International, une des principales organisations de défense des droits humains, souligne que l'Iran est un des pays où la peine de mort est appliquée le plus fréquemment au monde, juste derrière la Chine.
Avec cette répression croissante, le régime iranien semble s'engager dans une tactique de terreur pour étouffer toute contestation, alerte le rapport de France 24, qui rapporte les inquiétudes croissantes concernant les droits de l'homme dans la région. Les voix s'élèvent de plus en plus, appelant à une prise de conscience internationale face à ces abus.







