Un foyer d’hantavirus a été récemment identifié sur le navire de croisière MV Hondius, entraînant la confirmation de huit cas dans le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé que tous ces cas sont liés à la souche des Andes. Bien que l’origine de cette flambée demeure inexplorée, des chercheurs se rendront à Ushuaïa pour étudier les rongeurs vecteurs de cette maladie.
La situation suscite de vives inquiétudes. Suite au débarquement des passagers du MV Hondius sur l’île de Tenerife (Espagne) le 10 mai, ces derniers ont été rapatriés dans leurs pays d'origine. L’OMS a communiqué que, jusqu’au 13 mai, 11 cas avaient été rapportés, dont trois décès. Parmi ces cas, huit ont été confirmés par des tests de laboratoire, tandis que deux autres restent probables. Un cas n'est pas encore confirmé, mais fait l’objet d’analyses supplémentaires, d’après Le Parisien.
Le cas non résolu concerne un passager américain hospitalisé au Nebraska, actuellement asymptomatique. Les tests effectués dans deux laboratoires différents n'ont pas fourni de résultats concordants — l'un étant positif et l'autre négatif. D'autres analyses seront nécessaires pour trancher. Par ailleurs, parmi les passagers britanniques évacués, six ont pu quitter l’hôpital après avoir été placés en quarantaine, tandis que les autres patients hospitalisés ne présentent pas de symptômes. En France, les autorités ont identifié 26 cas contacts asymptomatiques qui doivent rester isolés, dont une passagère en réanimation dont l'état est jugé critique, selon un rapport des autorités.
Un taux de létalité alarmant de 27%
Le taux de létalité du hantavirus atteint 27 %, selon l’OMS, ce qui souligne l’urgence de la situation. Il n’existe pour l’heure aucun vaccin ni traitement spécifique contre cette infection, pouvant causer des symptômes respiratoires aigus. L’OMS a évalué le risque pour les passagers et les membres d’équipage du navire à "modéré", tandis que le risque pour la population mondiale est jugé "faible".
L'origine de cette flambée n'est pas encore claire. Selon l’OMS, la première contamination serait survenue avant le départ du MV Hondius le 1er avril. En effet, le premier passager décédé avait commencé à développer des symptômes dès le 6 avril. La période d'incubation du virus varie entre une et six semaines, ce qui complique les investigations. L’OMS collabore avec les autorités argentines et chiliennes pour éclaircir les circonstances de cette épidémie.
Le patient décédé avait visité Ushuaïa quelques jours avant d’embarquer. Des chercheurs de l’Institut Malbran de Buenos Aires, reconnu pour son expertise en infectiologie, s'apprêtent à se rendre sur place pour capturer et analyser des rongeurs spécifiques, tels que les "ratons colilargos", souvent désignés comme vecteurs de l’hantavirus et de sa souche des Andes.







