Le 10 mai, jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage, est traditionnellement observé dans toute la France. Cependant, la municipalité d'extrême droite de Vierzon, récemment élue, a pris la décision de ne pas tenir de cérémonie cette année. La justification avancée ? Le faible intérêt manifesté par le public et les coûts associés à l'organisation de l'événement.
Comme rapporté par ICI Berry, cette journée de mémoire a été tout simplement annulée. Yves Husté, adjoint au maire en charge de la Jeunesse, de l'Enseignement supérieur et des Anciens combattants, a déclaré que cette journée ne figurait pas parmi les 12 dates officielles à commémorer. Pourtant, la cérémonie a été instaurée par un décret de Jacques Chirac le 31 mars 2006.
Une cérémonie jugée trop coûteuse
Le coût de la cérémonie, estimé à 1.500€, a également été cité comme un facteur déterminant dans cette décision. M. Husté a exprimé sa conviction que l'événement attirait peu de monde, arguant que le souvenir de telles atrocités appartiendrait à un passé révolu. "Qui peut encore imaginer des hommes vendus et enchaînés ?", a-t-il affirmé.
Cette décision a suscité de vives réactions, beaucoup s'interrogeant sur l'importance de rappeler notre histoire et sur la responsabilité des élus dans la préservation de la mémoire collective. Des experts et historiens, comme le sociologue Kévin Yantiss, soulignent que de tels actes ne font qu'attiser les tensions et risquent de faire oublier des leçons importantes du passé.
En annulant cette commémoration, la ville de Vierzon prend le risque d'ignorer une partie essentielle de l'histoire française. Il est important de se rappeler que le devoir de mémoire ne se limite pas à des célébrations, mais représente également un engagement à ne pas faire oublier les luttes du passé.







