Au large du Cap-Vert, une tragédie a frappé un navire de croisière, avec le décès de trois passagers et un quatrième hospitalisé en soins intensifs après l'apparition d'un foyer de syndrome respiratoire aigu. Ce bateau, reliant Ushuaïa en Argentine à la destination insulaire, a été le théâtre d'une situation alarmante ce dimanche 3 mai 2026.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé un cas de hantavirus à bord, avec cinq autres cas suspects. Selon l'agence, « des investigations approfondies sont en cours », incluant des analyses virologiques et des enquêtes épidémiologiques. L'OMS alerte sur le fait que, bien que ce virus soit rare, il peut se transmettre entre humains et entraîner des complications respiratoires sévères, nécessitant des soins médicaux intensifs.
« Le séquençage du virus est également en cours », précise l'OMS. Mais qu'est-ce que le hantavirus ?
Origine et transmission du hantavirus
Les hantavirus, identifiés pour la première fois à la fin des années 1940 lors de la guerre de Corée, sont des virus distincts selon leur répartition géographique et les symptômes qu'ils provoquent. Comme l'explique l'Office fédéral de la santé publique suisse, un type de hantavirus, bien que rare, a la capacité de se transmettre d'une personne à l'autre.
Ces virus se propagent principalement par des rongeurs infectés comme les rats et les souris. Le virus peut être ingéré par contact avec la salive, l'urine ou les excréments des rongeurs, ou par inhalation des particules contaminées, comme l'a souligné l'Agence de santé publique de France. Les risques de contamination sont accrus lors d'activités à proximité d'espaces naturels ou de logements longtemps inoccupés.
Les symptômes et impacts du hantavirus
Les symptômes d'une infection peuvent varier, allant d'une simple grippe à des formes potentiellement mortelles. Les signes initiaux incluent généralement fièvre, maux de tête, et douleurs musculaires. En Europe et en Asie, certaines formes de hantavirus peuvent entraîner des dysfonctionnements rénaux, avec un taux de létalité qui peut atteindre 15%, selon l'OFSP. En Amérique, les complications telles que l'œdème pulmonaire et le syndrome de détresse respiratoire aiguë sont préoccupantes.
Une menace actuelle
Chaque année, environ 200 cas de syndrome pulmonaire à hantavirus sont déclarés, principalement aux États-Unis. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) estiment qu'environ 38% des personnes atteintes de symptômes respiratoires graves peuvent en mourir. À l'heure actuelle, aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe pour lutter contre cette infection virale; le traitement se concentre exclusivement sur le soulagement des symptômes. Alors que l'OMS continue son enquête, la communauté médicale reste vigilante face à cette menace virale toujours inscrite dans l'actualité.







