Israël a élargi, ce dimanche 2 mai, ses ordres d’évacuation dans le sud du Liban, dépassant la limite de la « zone de sécurité ». Cette décision a été prise suite à une série de frappes intensifiées le jour précédent. Pendant ce temps, le président américain Donald Trump a déclaré vouloir examiner un plan proposé par l'Iran pour tenter de résoudre le conflit, bien qu'il exprime des doutes quant à son acceptabilité pour les États-Unis.
Israël étend les évacuations au Liban
Les forces israéliennes ont émis de nouveaux ordres d’évacuation jugés « urgents » pour plusieurs localités au-delà de la zone habituellement contrôlée, où des tensions grandissantes se font sentir. Selon le porte-parole de l’armée en arabe, Avichai Adraee, cette injonction touche des villages comme Nabatiyé, localisés au nord de la « ligne jaune ». Ce périmètre définit la zone de sécurité opérationnelle d’Israël depuis le fragile cessez-le-feu instauré le 17 avril avec le Hezbollah.
Trump examine un plan de paix iranien
Dans un nouvel éclairage sur la situation, le président américain a annoncé qu'il envisageait un plan de paix soumis par Téhéran pour le Moyen-Orient. Néanmoins, il a noté sur son réseau social Truth qu'il était pessimiste quant à la possibilité que ce plan soit considéré comme « acceptable » pour les États-Unis, exprimant des réserves sur les actes passés de l'Iran sur la scène internationale.
« Je vais bientôt examiner un plan que l’Iran nous a présenté, mais je doute qu’il soit acceptable, car ils n’ont pas encore payé le prix de leurs actes durant les 47 dernières années », a-t-il déclaré.
Au moins trois morts au Liban
En parallèle, les frappes israéliennes continuent de frapper le sud du Liban. Un média d'État local rapporte qu'au moins trois personnes ont perdu la vie en raison des attaques menées ce samedi. Les forces israéliennes affirment cibler des installations du Hezbollah dans cette région, qui restent une source de conflit intense malgré un cessez-le-feu en place.
Le communiqué de l’armée israélienne fait état de « près de 70 bases militaires et environ 50 sites du Hezbollah démantelés » dans cette offensive, qui touche plusieurs secteurs du sud libanais, selon l’Agence nationale d'information (ANI). Alors que ces tensions persistent, la population civile continue de vivre dans la peur des frappes ciblées.







