Lors d'une conférence le 2 mai, le président Donald Trump a déclaré son intention de réduire "bien davantage" les effectifs militaires américains déployés en Allemagne, suite à l'annonce du Pentagone concernant le retrait de 5 000 soldats. Cette diminution, prévue dans les "six à douze prochains mois", concerne environ 15 % des 36 000 militaires actuellement stationnés, dont la présence est stratégique tant sur le plan sécuritaire qu'économique pour le pays hôte.
Ces déclarations interviennent après qu'un autre protagoniste politique, le chancelier allemand Friedrich Merz, a critiqué la stratégie des États-Unis en Iran, affirmant que "les Américains n'avaient visiblement aucune cohérence". Trump, pour sa part, a souvent reproché à ses alliés européens de ne pas soutenir suffisamment l'effort américain contre l'Iran et de dépendre trop de la protection militaire fournie par Washington. Son insistance sur une répartition plus équitable des responsabilités de défense pourrait s'intensifier avec ce retrait.
Aux États-Unis, la réaction n'a pas tardé. Les présidents républicains des commissions parlementaires des forces armées expriment leur "grande inquiétude" face à ce retranchement des troupes, y voyant un "mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine". Le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius, a également commenté cette décision, soulignant que "la réduction de la présence militaire américaine en Europe était attendue" et appelant les Européens à assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité. Des experts de la politique internationale, comme ceux de la Fondation pour la recherche stratégique, s'inquiètent également des conséquences potentielles de cette décision sur l'équilibre géopolitique en Europe.







