Depuis le début des offensives menées par les rebelles touareg et les jihadistes du Jnim, le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a finalement pris la parole, reconnaissant l'ampleur de la crise qui secoue le pays. "La situation est maîtrisée", a-t-il déclaré lors d'une intervention télévisée sur la chaîne publique ORTM, tout en soulignant le risque d'une division au sein de la population.
Cette déclaration a été faite le 28 avril, trois jours après que les forces maliennes aient été confrontées à des attaques sans précédent. Le Front de libération de l'Azawad (FLA) s’est allié aux jihadistes, créant un tableau alarmant pour la sécurité nationale. Des experts militaires, comme ceux de l’Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM), affirment que cette alliance renforce considérablement la menace contre les forces de l’État.
De nombreux analystes, tels que Franceinfo, mettent en avant l'incapacité de la junte à gérer cette crise, avec des forces russes sur le terrain qui n’ont pas donné les résultats escomptés. Les répercussions de la situation sont d'ailleurs ressenties dans tout le pays, provoquant des manifestations et une inquiétude croissante parmi la population.
Goïta a exhorté les Maliens à « ne pas céder à la panique », insistant sur la nécessité de l'unité nationale face à cette menace croissante. Les prochains jours seront cruciaux pour la stabilité du Mali, alors que le gouvernement tente de rassembler soutien et ressources pour rétablir l'ordre.







