La justice tunisienne maintient la détention de Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies
La justice tunisienne a, une fois de plus, rejeté la demande de remise en liberté provisoire de Mourad Zeghidi, ancien journaliste de Canal+, et de son confrère Borhen Bsaies. Ce dernier est actuellement en appel, suite à une condamnation à trois ans et demi de prison pour des accusations de blanchiment d'argent et évasion fiscale.
Ce procès a soulevé des inquiétudes au sein de la communauté internationale. L'ONG Reporters sans frontières qualifie cette affaire de "harcèlement judiciaire", soulignant l'impact néfaste sur la liberté de la presse en Tunisie.
Les proches des journalistes, notamment la fille de Mourad Zeghidi, expriment leur désespoir face à cette situation. Dans une déclaration récente, elle a partagé son souhait ardent de voir son père enfin libéré, espérant mettre fin à "deux ans de douleur et d'injustice".
Selon plusieurs experts, cette affaire met en lumière un problème systémique dans le traitement des journalistes en Tunisie. Des voix s’élèvent pour dénoncer le climat répressif qui pèse sur la liberté d'expression dans le pays, alors que le gouvernement tunisien est sous pression pour respecter les droits fondamentaux.
Alors que les appels à la libération de Zeghidi s'intensifient, le débat sur la protection des journalistes et la liberté d'expression en Tunisie devient de plus en plus urgent. Beaucoup craignent que de telles actions judiciaires ne deviennent une norme, étouffant le journalisme critique dans cette nation en transition.







