Sadio Camara, ministre de la Défense et haut représentant de la junte au pouvoir depuis 2020, a été assassiné lors d'une attaque orchestrée samedi contre sa résidence à Kati, selon des sources familiales et militaires rapportées par l'AFP. Cette opération a été menée par la branche sahélienne d'Al-Qaïda.
Un membre de sa famille a confirmé à l'AFP : "Dans l'attaque de Kati, le ministre (Sadio) Camara a été tué ainsi que sa seconde épouse...".
"Nous avons perdu un être très cher, le ministre de la Défense. Il est tombé sur le champ d'honneur," a déclaré une source gouvernementale, corroborée par des sources militaires.
En réaction, l'Union européenne a vivement condamné ces attaques terroristes, exprimant sa solidarité avec la population malienne. Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a affirmé : "Nous réaffirmons notre détermination à lutter contre le terrorisme et notre engagement pour la paix et la sécurité au Mali et dans l'ensemble du Sahel.".
Une série d'attaques coordonnées
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué une série d'attaques coordonnées contre des cibles stratégiques de la junte malienne. Des affrontements se sont intensifiés dans les périphéries de Bamako et dans plusieurs villes clés du pays sahélien.
Le Mali, en proie à des conflits liés au jihadisme depuis plus d'une décennie, connait une escalade de violence sans précédent depuis la prise de pouvoir de la junte en 2020. Les combats qui ont débuté samedi matin se poursuivent à Kidal, bastion des groupes armés au nord.
Selon un communiqué du JNIM, l'organisation se félicite de sa "victoire" et affirme avoir agi en coordination avec ses "partenaires", en particulier le Front de libération de l'Azawad. Elle revendique la responsabilité des attaques ayant ciblé les installations militaires ainsi que des lieux essentiels, comme le siège du président malien et l'aéroport international de Bamako.







