La situation sécuritaire se dégrade brusquement dans le pays sahélien. Plusieurs villes, dont la capitale et ses environs, sont la cible d’actions armées. Le sort d’un ministre de la Défense fait l’objet de vives spéculations.
Des combats intenses ont éclaté tôt le samedi 25 avril dans les alentours de Bamako et dans divers endroits du pays, avec une forte implication de militaires contre des groupes armés. Selon des rapports, des rebelles touaregs maliens ont annoncé avoir pris le contrôle de Kidal, une localité stratégique.
Le Mali, sous la gouvernance d'une junte militaire, traverse une période de conflits et de violences djihadistes depuis plus d'une décennie. Pendant les affrontements, les djihadistes et la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA) semblent avoir formé une alliance inattendue contre les forces armées, selon La Nouvelle République.
Des tirs nourris ont également été rapportés dans la ville voisine de Kati, où réside le chef de la junte, le général Assimi Goïta.
Le sort du ministre de la Défense en question
Des témoins affirment qu'une puissante explosion a secoué la résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, endommageant considérablement le bâtiment. Bien que des rumeurs circulent sur des blessures potentielles du ministre, son entourage a rapidement démenti ces informations.
Sur les réseaux sociaux, des résidents de Kati et de la zone aéroportuaire de Bamako ont partagé des images des destructions causées par les détonations. En plus de Bamako et Kati, des coups de feu ont été entendus à Gao et à Sévaré, selon des témoins. Les ambassades des États-Unis et de l'ONU ont recommandé à leur personnel d'éviter tout déplacement non essentiel.
"Nous sommes confrontés à une offensive coordonnée d'une ampleur sans précédent depuis 2012, lorsque le gouvernement a perdu une grande partie du pays. La sécurité à Bamako présente des défaillances graves", a déclaré Charlie Werb, analyste pour Aldebaran Threat Consultants.







