Le Conseil national de sécurité (NSC) des Philippines a annoncé que des déversements de cyanure dans les eaux de l'archipel des Spratleys ont été observés, déclenchant une crise environnementale et diplomatique. Les Philippines accusent des pêcheurs chinois d'avoir procédé à ces actes irresponsables dans un territoire contesté, une situation qui exacerbe les tensions déjà palpables entre Manille et Pékin.
Selon des informations rapportées par la Philippines, les déversements ont débuté autour du banc Second Thomas, un lieu stratégique situé dans la mer de Chine méridionale. Cornelio Valencia, directeur adjoint du NSC, a qualifié cette pratique de "sabotage délibéré visant à décimer les ressources maritimes locales, privant ainsi les forces armées d'une nourriture essentielle".
Les dangers s'étendent au-delà de la destruction de l'écosystème : l'exposition aux eaux toxiques pourrait également poser un danger direct aux soldats philippins. Néanmoins, le porte-parole de la marine, Roy Vincent Trinidad, a confirmé qu'aucun membre de l'armée n'avait jusqu'à présent été testé positif.
Les tensions se sont intensifiées après qu'un marin philippin ait perdu un pouce lors d'une confrontation avec des garde-côtes chinois. Les Philippines ont également intercepté des bouteilles de cyanure soupçonnées d'avoir été déversées intentionnellement par des pêcheurs chinois lors de plusieurs incidents en 2025. Trinidad a noté qu'un équipage chinois avait été aperçu en train d'empoisonner les eaux près du banc de sable, une action corroborée par des tests entrant en vigueur après ces observations.
Les problèmes ne s’arrêtent pas là : Valencia a alerté sur les risques que le cyanure pose non seulement pour la vie marine, mais aussi pour l'intégrité des navires militaires sur le terrain. En réponse, Manille a ordonné le renforcement des patrouilles par les forces navales et les garde-côtes afin de protéger cette zone vitale pour la sécurité alimentaire et maritime de la nation.
Le gouvernement philippin prévoit de soumettre un rapport au ministère des Affaires étrangères la semaine prochaine, qui pourrait entamer des démarches diplomatiques pour répondre à ces incidents. L’armée continue de surveiller la situation de près, tout en relançant la nécessité d'une solution pacifique aux différends territoriaux persistants dans la région.







