Ce mardi 7 avril, plusieurs sites EDF dans le Cher ont été la cible de dégradations et d'incendies, des actes qualifiés de "coordonnés" par les autorités. Tandis que les secours établissaient la situation, un tag portant l'inscription "Actions contre la guerre" a été découvert sur les lieux, révélant une intention politique derrière ces attaques.
Dans trois communes, notamment La Chapelle-Saint-Ursin, des transformateurs ont été incendiés et des câbles sectionnés. Ces équipements sont essentiels pour alimenter des usines spécialisées dans la production d'armement, notamment le constructeur de missiles MBDA et le fabricant de canons César, KNDS.
Les pompiers, en intervention dès les premières heures du matin, ont mis plus de deux heures à éteindre le feu. Selon des sources proches de l'enquête rapportées par RTL, l'origine criminelle de l'incendie ne fait aucun doute. Les dégâts sont déjà estimés à plusieurs millions d'euros, avec des équipements complètement détruits et des coupures d'électricité affectant jusqu'à 3 000 foyers.
Bien qu'Enedis ait réussi un rétablissement temporaire de l'alimentation électrique, les travaux de réparation nécessaires pourraient s'étendre sur plusieurs mois. La préfecture a également signalé une multiplicité d'incidents sur divers sites électriques dans le département, renforçant la présomption de la planification de ces actions. Une enquête a été ouverte, confiée à la police judiciaire, pour identifier les responsables de ces actes destructeurs.







