Avec plus de 20 000 décès chez les plus de 65 ans en 2024 en France, les chutes atteignent un seuil préoccupant. Les chiffres, presque doubles par rapport à il y a dix ans et surpassant ceux de la grippe chaque année, nécessitent une réaction urgente. Pourtant, des mesures préventives peuvent faire la différence, telles que l'adaptation des logements et le maintien d'une activité physique régulière.
Selon un récent rapport de Santé publique France (SPF), le nombre de personnes âgées ayant perdu la vie suite à une chute est alarmant. Dans un contexte de vieillissement de la population, il est crucial d'agir en amont pour prévenir ces incidents tragiques.
Dans le logement de Mehdia, une ergothérapeute met en lumière les risques potentiels d'accidents. "Nous pourrions installer une barre ici pour faciliter votre mobilité", suggère-t-elle en observant la salle de bain. Ce lieu est particulièrement dangereux pour de nombreux seniors qui peinent à entrer dans une baignoire, comme l'a relaté une retraitée lors d'un entretien avec RTL. "Je suis tombée plusieurs fois à cause de mes problèmes de jambes", confie-t-elle.
La transformation de sa baignoire en douche, financée par le bailleur, est une des solutions proposées. Florian Maillebuau, directeur des politiques sociales à Paris Habitat, estime que d'ici 2030, la part des locataires âgés pourrait augmenter de 30%. La majorité de ces personnes souhaitent éviter une entrée anticipée en établissement spécialisé.
Anticiper et maintenir une activité physique pour prévenir les chutes
Pour le professeur Bertrand Fougère, gériatre au CHU de Tours, il est fondamental que l’adaptation du logement se fasse de manière préventive. "Il faut vraiment anticiper, surtout avant la première chute. Ce n'est pas juste une question de réagir après l'accident", a-t-il révélé sur RTL. Les experts s'accordent à dire que des interventions précoces peuvent non seulement sauver des vies, mais également garantir un meilleur cadre de vie pour nos aînés.







