Invité sur RTL, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a partagé son point de vue sur l'augmentation des prix du chocolat, qu'il juge excessive. Selon lui, « certains fournisseurs ont franchi la ligne, pensant que les Français continueraient à payer sans réfléchir ». À l'approche de Pâques, il a constaté que les consommateurs ajustent leur comportement face aux prix, affirmant : « Les gens se remettent en mode de consommation de crise ».
Le chocolat, sacré parangon de la fête de Pâques, devient pour beaucoup un produit de luxe. En effet, il représente l'un des articles les plus délaissés dans les caddies. « Nous avons remarqué une diminution de 15 % des ventes », souligne Schelcher, tout en insistant que « le chocolat est devenu trop cher ». Ce constat est corroboré par une étude de l’UFC-Que Choisir, qui révèle que les marques de chocolat ont augmenté leurs prix, bien que le prix du cacao ait connu une tendance à la baisse au cours de l'année passée.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : depuis 2022, le prix du chocolat a progressé de 36 %, alors que l'inflation globale n'est que de 14 %. Face à cette réalité, Dominique Schelcher assure avoir « lutté » lors des récentes négociations avec les fournisseurs, qui, selon lui, ont surestimé la volonté des consommateurs d'accepter ces hausses. Dans ce contexte, il déclare : « Les Français disent stop, et ils ont raison, car cela est allé trop loin ».
Cette déclaration résonne avec les préoccupations croissantes des citoyens face à l'inflation, rappelant que le pouvoir d’achat devient un enjeu majeur. Les experts en économie approuvent également cette analyse, soulignant la nécessité d’un équilibre entre la rentabilité des producteurs et la capacité d’achat des consommateurs. Les avis divergent, mais une chose est claire : le marché du chocolat en France est à un tournant. Les acteurs de cette industrie devront trouver des solutions pour répondre aux attentes d'une clientèle de plus en plus vigilante vis-à-vis de son budget.







