Comme rapporté par Sud Ouest, vendredi 13 mars, ces deux hommes ont été officiellement inculpés par le parquet. Au total, quatre personnes ont été mises en examen dans cette affaire, mais selon le procureur Damien Martinelli, "aucun élément ne permet d'envisager la participation d'autres individus à ce stade".
Le maire a dénoncé "une machination ignoble" et envisage de se porter partie civile. Christian Estrosi, qui avait déjà été entendu le 5 mars, doit de nouveau se présenter avec son épouse en tant que témoin. Cette affaire a profondément perturbé la campagne municipale, soulevant des soupçons de complot, que le maire conteste, en pointant du doigt des membres de l'entourage de son rival Éric Ciotti.
Le 27 février, une tête de porc accompagnée d'une affiche contenant une étoile de David et l'inscription "connard" a été trouvée au domicile du couple Estrosi. Les images de vidéosurveillance ont permis d'identifier les suspects, dont deux Tunisiens, qui ont été interpellés et placés en détention provisoire.
Un détective privé impliqué
L'un des suspects, un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), a été mis en examen pour des infractions liées à des systèmes de traitement de données et à une association de malfaiteurs. Bien qu’il se définisse comme étant d'extrême droite, il conteste toute implication. L'autre inculpé, un spécialiste du marketing, est poursuivi pour violences aggravées ainsi que pour provocation à la haine ou à la violence et est également soumis à un contrôle judiciaire.
Cette situation met en lumière des pratiques délicates au sein de la campagne électorale, et les ramifications de cette affaire pourraient avoir des conséquences durables sur le paysage politique à Nice.







