L'enquête concernant la tête de porc laissée devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, prend un nouveau tournant avec l'interrogatoire de quatre nouvelles personnes. Selon le procureur Damien Martinelli, deux hommes et deux femmes ont été placés en garde à vue ce mercredi. Les deux femmes, toutes deux âgées d’une soixantaine d’années, ont vu leur garde à vue levée dans l’après-midi. En revanche, les deux hommes, un quadragénaire arrêté à son domicile et un septuagénaire ayant répondu à une convocation, pourraient rester en garde à vue jusqu'à 48 heures.
Cette affaire a suscité de vives réactions au cœur de la campagne électorale, alors même que deux Tunisiens sont déjà en détention provisoire. Ils sont accusés de divers délits, allant de la provocation à la haine à des violences aggravées visant un élu. Il est à noter qu'une enquête approfondie a révélé des communications troublantes entre l’un des suspects et une proche collaboratrice de Christian Estrosi.
Christian Estrosi, qui est en quête d’un quatrième mandat, a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d'infiltration politique orchestrée par son rival, Eric Ciotti, du Rassemblement National. Pierre-Edouard Stéerin, un homme d'affaires également impliqué, a formellement démenti toute implication, menaçant de porter plainte pour diffamation.
Malgré l'ampleur des inquiétudes, les autorités sécuritaires indiquent qu'il n'existe actuellement aucune preuve reliant cette affaire à des réseaux étrangers. L’équipe d’Estrosi a indiqué ne pas avoir d’informations supplémentaires concernant les personnes interrogées.







