La découverte macabre du corps de Gilbert Gaudry, retrouvé sans vie en 1990 dans l’Essonne, a suscité des interrogations durant près de quatre décennies. Récemment, de nouvelles preuves établissent un lien direct entre ce meurtre et François Vérove, surnommé « Le Grêlé », un tueur en série dont les actes odieux continuent de hanter la France même après sa mort en 2021.
Dans le cadre d'une enquête approfondie, une expertise graphologique a révélé que l'écriture trouvée sur des chèques volés à la victime est identique à celle de Vérove. Pour le procureur du pôle national des crimes non élucidés, cela confère une crédibilité évidente à l’implication de cet ancien gendarme. "L'examen comparatif a montré que Vérove en est indubitablement l’auteur. Au vu de ces éléments, il n'y a plus de doute" a rapporté une source proche du dossier, selon Le Parisien.
La tragédie a débuté le 6 juin 1990, lorsque le corps de Gilbert Gaudry a été découvert ligoté à un arbre, victime d'une balle dans la tête. La police avait déjà envisagé la piste d'un membre des forces de gendarmerie, en raison de l'utilisation d'un pistolet MAC 50, un modèle utilisé par les militaires. Une expertise balistique récente a montré que l'arme ayant appartenu à Vérove pourrait être liée à l'arme du crime, mais, comme le précise le parquet, "cette compatibilité ne prouve pas que la balle ait été tirée par son arme, la comparaison restant incertaine".
Les spéculations vont bon train : "Le Grêlé" a-t-il eu d'autres victimes ? L'avocate d'une jeune femme décédée, également potentiellement liée à Vérove, affirme que la liste des victimes pourrait être plus longue que prévue, ajoutant que "l'ampleur de ses crimes pourrait être vertigineuse". Selon de nombreux experts, cette affaire pourrait ouvrir la voie à la réévaluation de plusieurs dossiers non résolus du passé, mettant ainsi en lumière le besoin urgent de réexaminer les anciennes enquêtes à la lumière des nouvelles technologies et méthodes d'analyse disponibles.







