Karlyne, résidente de Villenave-d'Ornon, est sous le choc. Le 20 juin, elle découvrant sa voiture Peugeot 208, habituellement neuve, complètement dépouillée. Ce type de vol, bien plus répandu qu'il n'y paraît, alimente le marché noir des pièces automobiles.
« De loin, elle a l'air en parfait état, mais en s'approchant, c'est une autre réalité », confie-t-elle, un mélange d'incrédulité et de désespoir dans la voix. En effet, tous les sièges intérieurs, de la banquette arrière aux ceintures, avaient été arrachés. Karlyne n'a eu que la bonne nouvelle qu'ils avaient laissé le volant intact.
Ciblé et organisé
Les dégâts sont dévastateurs. « J’espère que l’expert me donnera son rapport rapidement. Mais déjà, le carrossier évoque une facture de l'ordre de 20 000 euros », explique-t-elle, faisant état du coût de réparations équivalent à celui d'un véhicule neuf.
Déposant plainte au commissariat de Bègles, Karlyne a constaté une planification minutieuse de la part des voleurs. Son véhicule était la seule cible dans un parking souterrain isolé de son immeuble. « Ils sont entrés sans effraction, soit quelqu'un leur a ouvert, soit ils ont utilisé un badge contrefait », suppose-t-elle.
Les voleurs ont brisé une petite vitre à l'arrière pour accéder à l'habitacle ; une méthode qui, selon le carrossier du Bouscat, n'était pas une première. D'autres cas similaires ont été signalés récemment à Bordeaux.
Marché noir des accessoires
La Peugeot 208 n'est pas le seul modèle ciblé. Selon Autoplus, d'autres modèles comme la Citroën C3 et la Renault Clio sont également dans le viseur des voleurs. Les pièces intérieures de ces voitures se vendent à prix d'or sur le marché noir.
En effet, une recherche rapide sur des sites de vente en ligne révèle jusqu'à 32 annonces ce jour-là pour des sièges arrière défaits de leurs voitures. Par exemple, des sièges arrière d'une Citroën C4 se négocient autour de 350 euros.
Karlyne, pour sa part, a changé ses habitudes. « Je n'ose plus utiliser le parking souterrain. Dans la rue, au moins, il y a des caméras et du passage », déclare-t-elle, soulignant que les vols à ciel ouvert sont plus difficiles à réaliser sans être aperçus.







