La cour de révision a confirmé les peines de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, suscitant une forte réaction du Parti communiste français.
« La justice a bien été aveugle ! » s’est exclamé le Parti communiste français de l’Indre dans un communiqué ce samedi 4 juillet 2026. Ils dénoncent : « Malgré l’engagement inébranlable des avocats et un important soutien populaire, la cour a ignoré les éléments prouvant l’innocence de Mis et Thiennot. Cette décision, empreinte d'une rancune persistante, semble prévaloir sur les faits historiques et humains entourant cette affaire. »
Le 2 juillet 2026, la cour de révision de la Cour de cassation a justifié son refus d’innocenter Raymond Mis et Gabriel Thiennot, condamnés il y a 80 ans, après leur septième demande de révision. La cour a noté que, bien que les deux hommes aient subi des tortures durant l’enquête, d’autres éléments dans le dossier étaient suffisants pour prouver leur culpabilité dans le meurtre du garde-chasse Louis Boistard en 1946 à Saint-Michel-en-Brenne. Selon La Nouvelle République, la décision marque un nouveau chapitre de cette affaire controversée, incitant les soutiens à une mobilisation renouvelée.
Les conséquences de cette décision s’étendent au-delà des simples condamnations. Un autre enjeu majeur se dessine concernant les plaques émaillées dans l’Indre. L’avocat de la partie civile souhaite que ces plaques soient débaptisées, tandis que le PCF déclare : « 31 communes ont honoré Mis et Thiennot en nommant rues et places à leur nom. Cette reconnaissance symbolique ne sera pas effacée par une telle injustice ». Les voix de ceux qui soutiennent Mis et Thiennot continuent de s'élever, dans un combat pour la reconnaissance de leurs droits.







