Le tribunal correctionnel de Niort a sévèrement puni deux hommes pour des actes de violences à l'égard de leurs compagnes, le mardi 16 juin 2026.
« Voilà un dossier de violences conjugales en comparution immédiate, un dossier de trop », a déclaré Me Camille Gaufichon, avocate des parties civiles. Ses interventions ont mis en lumière les souffrances de sa cliente, une jeune femme de 27 ans, victime à plusieurs reprises des agressions de son conjoint, dont la plus récente s'est produite dans la nuit du 11 au 12 juin à Chauray. Les actes de violence comprenaient des coups, des insultes et des attaques contre sa liberté.
Lors de son arrestation, l'homme de 26 ans était sous l'influence de l'alcool, avec un taux dépassant 1 gramme par litre. Les forces de l'ordre ont découvert un couteau sur lui, ainsi que le smartphone de sa compagne. Reconnaissant sa culpabilité lors du procès, il a déclaré, « Je suis fautif à 100 %, vous croyez que j’ai pas honte ? » Au final, il a été condamné à trois ans d’emprisonnement, en plus de subir un suivi sociojudiciaire de quatre ans.
« Ça n’arrivera plus »
Un second prévenu, âgé de 36 ans, a également comparu après avoir agressé sa compagne, lui offrant « de grosses gifles » et la traînant par les cheveux dans leur appartement. Originaires du Cameroun, cet homme, qui a promis.« Je m’excuse pour les violences commises, je sais que ça n’arrivera plus », a écopé de quinze mois d'emprisonnement. Son casier judiciaire, déjà chargé, s'est enrichi d'une nouvelle mention.
À sa sortie, il lui sera interdit de tout contact avec la mère de son enfant pendant trois ans.
Ces affaires illustrent la volonté des autorités judiciaires de sévir contre les violences conjugales, un problème persistant en France et particulièrement dans les Deux-Sèvres. Le renforcement des peines à l'encontre des récidivistes s'inscrit dans une démarche plus large de protection des victimes et d’éloignement des agresseurs. Les statistiques de la délinquance montrent une nette augmentation des cas de violences à domicile, incitant les magistrats à agir rapidement et fermement. « C'est un message clair aux auteurs de violences que la justice se mobilise », conclut Me Gaufichon.







