Lors de l'émission La politique s’éclaire diffusée le dimanche 14 juin 2026 sur Franceinfo, Aleksandar Nikolic, député européen et porte-parole du Rassemblement national (RN), a partagé son point de vue sur plusieurs sujets d'actualité. Parmi eux, l'annulation d'une pièce de théâtre d'Alexis Michalik à Castres, une décision qu'il qualifie de nécessaire pour éviter que les fonds publics ne soient consacrés à des œuvres qu'il juge idéologiquement orientées.
Aleksandar Nikolic a été invité à réagir à l'affaire tragique de Lyhanna, une jeune collégienne retrouvée morte, évoquant les lacunes du système judiciaire français. En défense de son avis, il a déclaré que la situation actuelle de l'insécurité en France est alarmante et qu'il incombe au garde des Sceaux, Gérald Darmanin, de prendre ses responsabilités. Il a critiqué le ministre pour son faible taux de mise en œuvre des obligations de quitter le territoire (OQTF), affirmant que son mandat a été marqué par un échec notable dans l'amélioration de la sécurité.
Interrogé sur les propositions de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe concernant le retour des instructions individuelles pour les magistrats, Nikolic a exprimé son soutien à l'idée tout en insistant sur la nécessité de mesures concrètes contre les violences sexuelles qui continuent d'augmenter. Il a plaidé pour un meilleur financement de l'Office des mineurs (OFMIN) et pour des peines plus strictes à l'égard des criminels sexuels.
Concernant l'interdiction des magistrats de se syndiquer, Nikolic a exprimé ses préoccupations quant à la politisation du corps judiciaire. Selon lui, l'affiliation d'un tiers des magistrats à un syndicat qui défend des positions politiques pose question, surtout quand cela affecte leur impartialité.
La controverse est allée crescendo avec l'annulation de la pièce Passeport d'Alexis Michalik à Castres, où la mairie RN a décidé de ne plus soutenir des productions jugées trop politisées. Nikolic a justifié cette décision en déclarant que les impôts des citoyens ne devraient pas être utilisés pour soutenir des œuvres qu'il considère comme idéologiques. Il a mentionné que cette opinion reflète le sentiment de nombreux Castrais, qui ne souhaitent pas voir leurs taxes financer des projets culturels qui ne correspondent pas à leurs valeurs ou qui vont à l'encontre des attentes d'une majorité de la population sur des sujets comme l'immigration.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.







