Les associations Foodwatch et Zero Waste France ont récemment mis en demeure cinq grandes marques pour leurs emballages jugés faramineux par rapport au contenu. Les produits concernés incluent des bonbons, du chocolat, des noisettes, des lardons et des raviolis.
Les marques visées, à savoir Carambar, Côte d'Or (Mondelez), Daco Bello, Herta et Rana, ont un délai de 30 jours pour se conformer à ces exigences. En cas de non-réaction, les associations envisagent de saisir la justice.
Ces organisations affirment avoir reçu des témoignages de consommateurs choqués par le fossé entre le volume des emballages et la quantité réelle de produit à l'intérieur. Par exemple, une barquette de lardons Herta présente 54% de vide, un sachet de chocolat Côte d'Or affiche 61% de vide, et des noisettes Daco Bello atteignent même 68% de vide.
Une action motivée par la transparence
Les associations soulignent que si un certain vide peut être nécessaire pour protéger les aliments durant leur transport, dans ces cas précis, le vide semble superflu et pourrait être considérablement réduit. Leur démarche s’appuie sur des réglementations environnementales et de consommation.
Un article spécifique mentionne que "l'emballage doit être conçu pour limiter son volume au strict minimum nécessaire pour garantir sécurité et acceptabilité". De plus, les associations estiment que ces pratiques d'emballage trompent les consommateurs en leur donnant l'impression d'acheter plus que la quantité réellement fournie.
Réactions des entreprises
Foodwatch et Zero Waste France renforcent leur démarche, ayant déjà dénoncé le suremballage sans succès antérieur. Par exemple, ils ont relevé 60% de vide dans un paquet de raviolis aux cèpes de Giovanni Rana.
Pour sa part, cette entreprise justifie la taille de son emballage en raison de la nécessité d’assurer une bonne conservation des pâtes fraîches et éviter qu'elles ne se cassent durant le transport. En ce qui concerne Côte d'Or, Mondelez assure que les informations sur le poids et la quantité de chocolat sont clairement indiquées, et que l’entreprise est engagée dans une démarche d’amélioration continue pour réduire son empreinte environnementale.
Avec cette mise en demeure, Foodwatch et Zero Waste cherchent à obtenir des changements significatifs dans la manière dont les produits sont conditionnés.







