Jeudi dernier, une séance de sensibilisation au collège Jean-Zay de Chinon a été marquée par des méthodes jugées inappropriées. Jean-François Bellanger, ancien candidat du Rassemblement national aux législatives, agissait en tant que membre d'une équipe mobile de sécurité, mandatée pour sensibiliser les collégiens sur la sécurité.
Selon un rapport d'La Nouvelle République, l'intervenant a exigé des élèves des postures militaires, en les plaçant en "ordre serré". De plus, il a montré une vidéo abrupte sur le cyberharcèlement, sans préparation ni contexte, suscitant perplexité chez l'équipe pédagogique.
Une enquête administrative ouverte
Les méthodes de M. Bellanger ont été vivement critiquées par l'équipe enseignante. Le rectorat, bien qu'affirmant qu'aucun incident majeur n'était mentionné dans le rapport, a tout de même décidé d'ouvrir une enquête administrative. Des élus de la gauche locale ont également exprimé leur préoccupation, qualifiant ces pratiques de "rituels déplacés" et appelant à des actions légales contre ces méthodes.
En attendant les résultats de l'enquête, Jean-François Bellanger a été suspendu de ses fonctions. Contactés, M. Bellanger et le principal du collège n'ont pas répondu aux sollicitations concernant cet incident, laissant planer le doute sur la formation et l'accompagnement de ces intervenants dans les milieux scolaires.







