Dans une lettre ouverte qui a été adressée au président Emmanuel Macron, les familles des victimes du dramatique crash du Rio-Paris en 2009 expriment leur désespoir face à la décision récente d'Airbus et d'Air France de se pourvoir en cassation. Condamnées pour homicides involontaires, ces deux entreprises sont désormais appelées à renoncer à cette démarche par les proches des 228 victimes.
Signée par Danièle Lamy, présidente de l'association Entraide et Solidarité AF447, la lettre révèle l'exaspération des familles : "Nous espérions que cette décision mettrait un terme à notre calvaire. Malheureusement, l'annonce du pourvoi en cassation a brisé notre espoir". Les familles se sentent désormais abandonnées par celles qui sont partiellement responsables de cette tragédie, considérée comme l'accident aérien le plus meurtrier de l'histoire de l'aviation française.
Selon les déclarations de Madame Lamy, "les familles sont épuisées. Elles n’ont plus la force de se battre... Ce choix, porté par ces entreprises, est moralement indéfendable". Elle souligne également que l'État, en tant qu'actionnaire des deux sociétés, ne peut rester inactif face à une situation aussi déplorable.
Cette lettre, relayée par Le Parisien et Franceinfo, insiste sur le fait que les familles, après avoir subi 17 ans d'attente et de procédures judiciaires, méritent un répit. "Il ne serait pas acceptable que l'État reste là, observant ce que cela signifie pour des familles déjà accablées", conclut-elle.
En résumé, les familles des victimes de ce tragique accident demandent plus qu'une simple reconnaissance : elles appellent à une action déterminée de la part de celles et ceux qui détiennent le pouvoir de mettre fin à cette souffrance prolongée.







