Dans sa chronique du 4 juin sur BFM Business, Annalisa Cappellini a exposé les dangers que représente le retrait des entreprises étrangères pour Cuba. Face aux sanctions économiques et à une gestion interne défaillante, l'île fait face à une aggravation de sa situation économique. Les multinationales, qui étaient jadis un pilier de son développement, choisissent désormais de s'éloigner, laissant ainsi le pays dans un état critique.
Des experts économiques, comme l'économiste cubain Orlando Figueroa, alertent sur le fait que cette tendance met en péril les maigres ressources disponibles, déjà sapées par une inflation galopante et une crise alimentaire grandissante. Figueroa déclare : "Cette fuite des multinationales nous pousse, en tant que pays, à une impasse. Sans investisseurs, il n'y a aucune chance de relèvement économique".
De plus, plusieurs études récentes ont montré que ce mouvement est accentué par l'incertitude politique et le manque de réformes structurelles. La chercheuse en économie, Mireille Dufour, explique : "Au-delà de l'aspect financier, c'est l'avenir même de notre système social qui est en jeu si cette dynamique ne s'inverse pas rapidement". Les conséquences peuvent être désastreuses pour les Cubains, qui subissent déjà le poids d'une crise qui semble inextricable.
Les gouvernements de la région, notamment le Mexique et le Venezuela, pourraient jouer un rôle clé pour soutenir Cuba face à cette érosion de ses bases économiques. La situation appelle à une prise de conscience collective, tant au niveau local qu'international, pour aider l'île à retrouver un chemin de prospérité.







