Hugues Moutouh, préfet du Loiret, a récemment pris la parole pour défendre le dispositif de sécurité déployé lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions, qui a été marquée par des débordements à Orléans et Montargis. Face aux critiques de certains élus, il a affirmé : "Zéro pillage, zéro bavure", mettant en avant une gestion proactive des forces de l'ordre le 30 mai.
Après des incidents violents l'an passé, les autorités avaient renforcé la sécurité en déployant un grand nombre de policiers locaux et nationaux. Moutouh a souligné que malgré l'utilisation de grenades lacrymogènes pour disperser des groupes violents, le bilan est positif, affirmant qu'aucun magasin n'a été pillé cette année et les dégradations matérielles étaient moindres par rapport à 2025. "C'est déplorable, mais nécessaire de mobiliser les forces de l'ordre pour éviter des actes de vandalisme", a-t-il déclaré.
Les critiques n’ont pas tardé à surgir, notamment de la part du député Emmanuel Duplessy et des Jeunes socialistes du Loiret, qui s'interrogent sur l'efficacité de cette approche. Le préfet a vigoureusement défendu son choix, affirmant que les grenades étaient indispensables pour empêcher les attroupements et que les perturbateurs n'étaient pas de simples fêtards, mais des vandales. "C'était proportionné et je ne le regrette pas", a-t-il insisté.
En anticipant le Mondial de football qui débutera le 11 juin, Moutouh a annoncé un renforcement des mesures de sécurité : "Nous serons présents et vigilants sur le terrain, surtout face à des groupes de jeunes". Selon des sources sécuritaires, le débat sur l'utilisation disproportionnée de la force reste d'actualité, mais il sera stratégique d'allier fermeté et communication pour éviter de nouvelles escalades.
Cette situation nous rappelle l'importance de la responsabilité partagée entre autorités et citoyens pour garantir des célébrations sécurisées et festives, tout en prenant en compte les attentes des politiques de sécurité publique.







