Lors du match qui a opposé les Girondins de Bordeaux à l'Aviron Bayonnais le 2 mai dernier, plusieurs supportrices ont fait état de palpations jugées excessives à l'entrée du stade Jean Dauger. Ces révélations ont suscité une vive controverse, alors que le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a affirmé que les contrôles étaient conformes à la réglementation en vigueur et nécessaires pour assurer la sécurité du public, notamment en raison des fumigènes interceptés.
Selon les témoignages recueillis par ICI Gironde, une vingtaine de signalements ont été adressés à l'association Her Game Too, qui lutte contre le sexisme dans le sport. Les personnes concernées parlent de palpations allant jusqu'aux parties intimes, des situations décrites comme inacceptables.
Jean-Marie Girier a justifié ces mesures en précisant : "Les palpations ont été réalisées dans les règles. Le public féminin a été contrôlé par des vigiles féminins, et bien que quelques points de tension aient surgi, les mesures étaient nécessaires pour contrer le risque de dégradations, notamment l'introduction de fumigènes dans le stade".
Une expérience traumatisante pour certaines supportrices
Les témoignages de plusieurs supportrices révèlent des scènes particulièrement inquiétantes. Sophie, mère d'une jeune supportrice de 15 ans, raconte avec émotion : "Une policière lui a carrément mis la main dans le pantalon, lui faisant le tour de la taille avec sa main à l’intérieur. Elle lui a aussi soulevé le t-shirt avant de lui toucher la poitrine". Ce témoignage, partagé par d'autres, a conduit le groupe de supporters à lancer un appel à toutes celles et ceux ayant vécu des expériences similaires, afin d'envisager une action commune.
Fort de ces éléments, le débat sur la sécurité dans les stades et le respect de la dignité des femmes s'intensifie, rappelant l'importance de vigiler contre le sexisme à tous les niveaux du sport.







